2ème séance: Où va le stade? par Marc PERELMAN

Conférence suivie d’un débat

À le voir ainsi proliférer sur l’ensemble de la planète – on en dénombre 12.000 dans 224 pays d’une jauge supérieure à 3.000 places, une centaine sont en cours de construction – le stade est devenu, en ce début de millénaire, l’édifice à la fois le plus représentatif et emblématique mais surtout le plus puissant symbole d’une société mondialisée en proie à la démence financière et à l’aberration technologique. Dans une débauche d’argent sans limite et sous les coups de boutoir d’une numérisation foudroyante, le stade apparaît en effet comme l’architecture qui a permis la mise en œuvre de l’organisation moderne des grandes compétitions sportives indexées à présent sur les dernières techniques électroniques et télématiques et qui se réalise à travers elles. Le stade se présente comme l’architecture de l’ordre sportif immuable, croisant technologie esthétisée et esthétique high-tech. Immense porte-à-faux, gradin mobile, tribune bardée d’écrans, nouveaux matériaux, jeu de la transparence et de l’opacité, mise en scène et théâtralisation sont la garantie technico-esthétique de la compétition sportive.

Marc Perelman est architecte DPLG. Il a soutenu à Paris 10-Nanterre une thèse de doctorat en philosophie (1992) et une thèse d’habilitation à diriger des recherches (HDR) en esthétique (1997). Il est aujourd’hui Professeur à l’Université Paris Nanterre. Fondateur des Éditions de la Passion, il les a dirigées jusqu’en 2004. Puis, aux éditions Verdier, il a été le directeur de la collection « Art et architecture » ; il dirige la collection « Livre et société » aux Presses universitaires de Paris Ouest.

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