2ème séance : L’hypothèse écoesthétique par XAVIER LAGURGUE avec PATRICK BLANC et PHILIPPE CLERGEAU

Territoires esthétiques vous invitent à la conférence

de Xavier LAGURGUE

avec Patrick BLANC et Philippe CLERGEAU

MERCREDI 17 JANVIER

de 14H00 à 17Hh30  

ENSAPVS salle 705

L’HYPOTHESE ECOESTHETIQUE

Par le terme « écoesthétique » du vivant, je désigne le phénomène d’appréciation des choses perçues et pose comme hypothèse que « l’éco-esthétique » est fondamentale à la désormais nécessaire cohabitation des êtres vivants au sein des sociétés multi spécifiques qui peuplent les milieux urbains. Les recherches contemporaines en éthologie et en biologie révèlent que nous partageons avec l’animal et vraisemblablement avec le végétal une capacité première de perception et d’appréciation immédiate de valeurs.

Cette hypothèse « écoesthétique » s’appuie sur l’esthétique telle que l’a initié en 1750 Baumgarten comme moyen de connaissance sensible, irrationnel et confus mais immédiat de l’univers, sur la théorie des milieux de Jacob Von Uexküll, sur l’interprétation de Darwin par le grand naturaliste japonais Himanishi, sur les écrits de Gibson à propos de la perception, de J. Dewey sur l’expérience esthétique, sur les synthèses contemporains de Servigne et Gauthier concernant l’entraide, d’Ameisen sur la communication animale, de Waal sur l’empathie.

L’hypothèse « écoesthétique » fait l’objet d’une thèse en cours et résulte des travaux menés depuis trois ans au sein du programme de recherche A.N.R. « Ecoville » qui s’est déroulé de 2014 à 2017. Pour tenter d’en vérifier la pertinence, trois études de terrain concernant les plantes spontanées de la rue, les murs et les balcons végétalisés seront présentés à deux invités d’honneur, Philippe   du MNHN, père des trames vertes et bleues et Patrick BLANC, inventeur du « mur végétal » dont on sait toute l’importance qu’il accorde dans ses œuvres à la question esthétique.

Conférence X. LAGURGUE programme