Quatrième séance: Journée Thématique au NUMA

 

 

Affiche NUMA02 2016

 

MARDI 9 FEVRIER 2016 

de 9h30 à 17h00

NUMA, 39 rue du Caire, 75002 PARIS

 

 

Du code à son usage, comment faire société ?

 Au moment où les moyens techniques permettent de travailler en réseau sur un objet commun, les opérateurs éprouvent le besoin de se retrouver dans un lieu d’échange et de partage propre à faire communauté. Le numérique à besoin de l’humain pour exister et la simple nécessité d’être ensemble autour d’un café pour discuter de projets exprime en somme un paradoxe. Le code qui est à la source de toutes opérations numériques exigerait d’être activé par de la vie en commun pour déployer sont automatisme et prendre son autonomie ? L’expression du mode d’existence du code numérique, pour paraphraser Simondon, pourrait indiquer la piste à suivre. Le code, ultime développement de l’écriture[1], aurait sa propre existence comme avatar d’un vivant sans corps hébergé dans les data-centers. Si la graphie de l’écriture représente l’oralité du langage, le code se déployant à la vitesse de la lumière représente l’automatisme logique d’un langage réductible à une codification binaire. Des lors, l’on comprend mieux que l’expérience esthétique de ce flux, dépassant notre capacité de perception, demande l’invention de lieux où les individus producteurs se retrouvent dans un « milieu associé » à leur technologie commune pour se parler.

Le NUMA (numérique/humain) regroupe dans un même lieu une grande diversité d’activités : coworking, accélération de start-up, structuration de communautés, programmes de transformation numérique et d’Open Innovation. Il est l’aboutissement de 15 ans d’actions menées par Silicon Sentier telles que La Cantine en 2008, Le Camping en 2011. Pour NUMA, l’innovation est d’abord une opportunité de développement collectif, de création de liens, de (re)faire société.

[1] Clarisse Herrenschmidt, Les trois écritures – Langue, Nombre, code, NRF Gallimard, Paris 2007

 

Programme de la séance

 

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